Shriiimp : La crevette qui fait rougir

©rienquepourlui.com ©shriiimp.com

Couverture_Holy Shriiimp Volume 1

Shriiimp™, le site référence du « Graffiti on Girls » propose en livre un « best-of » de ses plus belles photos. Depuis 2005, shriiimp.com expose les travaux des graffeurs adeptes de graffitis corporels sur des corps féminins.

Loin d’être un gag ou un épiphénomène, Shriiimp™ regroupe désormais une communauté de plus de 30 000 fans et compte plus de 10 000 photos postées, qui ont toutes été individuellement approuvées et ne représentent qu’une petite partie des images reçues.

rienquepourlui.com Au delà des aspects sexy et ludique indéniables, et du goût parfois douteux de certains artistes présentés, on doit reconnaître qu’ils réalisent de véritables productions élaborées : choix du modèle, des décors, maquilleur, photographe, sans oublier l’œuvre en elle-même qui peut prendre plusieurs heures (de 3 à 7) pour être réalisée.

Un tiers des artistes sont français, preuve qu’au pays de JR et de Miss Tic, la tendance « Graffiti on Girls »  fonctionne très bien.

Holy Shriiimp, The Bible (vol 1)
112 pages, 15€
En vente sur shriiimp.com ou chez les libraires spécialisés.

Trois questions à l’éditeur :

Shriiimp™ est-il l’enfant illégitime du « body art » des seventies ?

Non je ne le crois pas. Le body-art vient du mouvement hippie, des nouvelles libertés, de la découverte de la nudité. Shriiimp™ est plutôt issu du monde du graffiti.

À l’heure où le musée d’Orsay rend hommage au nu masculin, pourquoi Shriiimp™ n’expose que des corps féminins ?

Le concept de Shriiimp™ est de s’intéresser exclusivement au « Graffiti on Girls ». Des artistes féminines pratiquent d’ailleurs cette discipline. Quant au « Graffiti on Boys » si quelqu’un veut s’en charger, libre à lui et bienvenue !

Dans ces œuvres, le corps est-il objet de fantasme, support ou source d’inspiration ?

Les trois bien sûr ! Habituellement le graffeur qui bombe ne touche pas son support. Avec la peau il lui faut un contact direct. Shriiimp™ a aussi fait émerger des vocations artistiques. Quant à la communauté, elle poursuit sa croissance.

Cette entrée a été publiée dans Faits divers, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *