Pas si noir, le polar

C’est un scénariste et un conteur, un râleur politisé qui tire la langue au politiquement correct, et surtout un gars qui aime les histoires. José Varela, homme d’images, a choisi quatre amis chanceux pour lancer une maison d’édition à La Rochelle. Elle s’appelle Tamtam, s’est adossé à une grande soeur La chambre d’échos. Noir, l’un des deux premiers romans parus, est signé José Varéla. Il a créé le personnage de Maté Calder, journaliste-enquêteur, qui se retrouve au coeur d’un trafic d’organes. Face à une ex-vedette de la télé réalité qui se fout à poil comme elle respire, il détricote quelques travers de l’époque, et reste éminemment humain. Il se bat contre un mal de dos, il discourt, avec humour et légèreté sur les clans, les castes, les égoïsmes qui justifient petites et grandes violences. Ça fait voyager, c’est souvent drôle, c’est rythmé comme un bon film. C’est aussi une bouffée d’air : ceux qui ont aimé Harlan Coben avant qu’il ne se décide à faire de la soupe trouveront ici une écriture « décalibrée », fluide. Loin des carcans anglo-saxons devenus de vraies cellules à briser les auteurs du genre. De quoi vous laisser joyeux, comme si vous aviez passé la soirée avec des libres penseurs doués d’humour. Ça coûte 14 euros. Et c’est en vente dans toutes les bonnes librairies.

Par Luc Biecq

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